Bercé dès son enfance, par son père, dans l’univers des chansons souriantes, Bernard nous dévoile ses rencontres.

Un spectacle tendre, souriant, ponctué d’anecdotes, qui vient rappeler ou faire découvrir une partie du grand répertoire des chansons humoristiques.

Accompagné

par

un accordéoniste

ou

un pianiste

Un spectacle duquel vous sortirez en souriant...ou en chantant...ou enchanté.

Les chansons paillardes ou grivoises sont pratiquement les seuls témoignages chantés musicaux de la fin du Moyen âge qui nous sont parvenus. La plupart des chansons devenues aujourd'hui enfantines sont en fait des chansons paillardes fort anciennes. 

 

La transmission de ce type de chansons est restée fort longtemps  

essentiellement orale.

 

On rapporte des chansons paillardes dans des textes de l'antiquité grecque et romaine.

 

En ce qui concerne de telles chansons en langue française, on a pu en dater avec certitude quelques-unes antérieures au XVe siècle.

 

Pourtant, ce n'est qu'après l'invention de l'imprimerie que nous trouvons des informations plus précises.

 

Les premières traces que nous avons découvertes datent de la Renaissance. Le premier recueil des chansons date de 1911 et est intitulé Anthologie hospitalière et latinesque. Le sous-titre "Recueil de Chansons de Salle de garde [...] entrelardées de Chansons du Quartier Latin ..." fait clairement référence à des chansons de carabins et aux chansons des étudiants de la Sorbonne.

De quoi on cause dans les chansons paillardes?

Le contenu de ces chansons est fort variable, à tel point qu'il est quasi impossible de les classer. Les sujets de ces chansons sont variés et cumulent souvent plusieurs thèmes.

A première vue, quelques sujets ressortent:

  • chansons à boire (et à manger !)

  • chansons de marins

  • chansons de soldats

  • chansons de religieux

  • chansons grivoises

  • chansons plus explicites

  • chansons "médicales"

  • chansons estudiantines

Qu’est-ce qu’une «chanson paillarde»?

Étymologiquement, paillard dérive de paille, le paillard étant tout simplement le gueux couchant sur la paille !

Paillard signifie:

  • Qui aime les plaisirs de la chair et la joyeuse vie.

  • Qui a un caractère grivois

En Belgique, on parle de chansons estudiantines.

Nombreuses sont les chansons qui ressortissent à plusieurs des catégories citées. Par exemple, il est fréquent que les militaires boivent et recherchent une galante compagnie. A l'inverse, certaines ne trouvent pas place dans ce schéma. 

On peut toutefois constater que, dans la majorité de ces chansons, l'aspect grivois, plus ou moins explicite, est très souvent présent.

Qui chante ces chansons?

Dans les anciennes chansons des XVIe et XVIIe siècles, mis à part les moines et curés, ce sont essentiellement des personnages campagnards qui sont mis en scène. Qu'il s'agisse de Margoton, Colinette, Perette,... 

 

Du contenu des chansons paillardes, il ressort clairement que ce sont des chansons d'hommes seuls, militaires, curés, marins ou moines.

Le fait est confirmé par les premiers interprètes dont les noms nous sont connus grâce aux disques: les comiques-troupiers, les Frères Jacques, les Quatre Barbus, des internes des salles de garde, des étudiants des Beaux-Arts, Mouloudji, Octave Callot, etc. 

Rares sont les femmes mais il faut toutefois en signaler quelques unes: Yvette Guilbert, Marie Dubas, Caroline Cler, Marie-Thérèse Orain et surtout Colette Renard qui a fait figure de prédécesseur(e) !

 

Georges Brassens en était grand amateur; il y fait de nombreuses allusions et il en a même réécrites quelques unes de fort belle manière.

Pierre Perret 

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